Tourisme d’aventure en Nouvelle-Zélande – Comprendre le profil de risque

La Nouvelle-Zélande a à juste titre la réputation d’être une destination touristique qui offre certaines des opportunités d’aventure les meilleures et les plus accessibles disponibles. Cependant, les voyages aventureux comportent des risques. Comprendre ces risques et comment les gérer est essentiel pour organiser une expérience de voyage d’aventure de haute qualité.

Le voyageur mondial de plus en plus sophistiqué exige un niveau d’authenticité et d’engagement dans ses voyages qui n’était pas présent dans le passé. Cette exigence impose aux voyagistes des exigences qui doivent être satisfaites mais également gérées avec soin. Dans le cas du tourisme d’aventure, ces deux doubles conditions d’authenticité et de participation conduisent à un inévitable profil de risque associé à la fourniture du produit touristique.

Il n’est ni possible, ni souhaitable d’éliminer tous les risques. L’essence de ce style de tourisme est d’offrir au voyageur une expérience hors de son quotidien, d’aller au-delà de ses limites. L’élimination des risques dans l’expérience élimine l’authenticité et donc la profondeur de l’expérience que le voyageur recherche. Après avoir accepté que certains risques sont à la fois inévitables et souhaitables, il devient alors important de comprendre les risques.

L’un des grands problèmes liés au risque est que la perception générale du niveau de risque n’est pas étroitement liée au niveau de risque réel. Ce point est très clair dans la couverture médiatique entourant la grippe porcine. Au 5 mai 2009 à 16h00 GMT, 21 pays, dont la Nouvelle-Zélande, avaient officiellement signalé 1 490 cas de grippe A (H1N1) et 30 décès confirmés (Source : OMS). La maladie a fait l’objet d’une couverture médiatique sporadique, détaillant le potentiel de propagation de la maladie et de développement d’une pandémie. Les installations publiques ont été fermées, les avertissements négatifs aux voyageurs ont décimé les entreprises touristiques locales et même l’industrie porcine a souffert du fait que les gens cessent de manger du porc. Comparez ces chiffres avec ceux du paludisme, une maladie qui existe depuis longtemps et qui n’est plus digne d’intérêt. En 2006, on dénombrait 247 millions de cas de paludisme, causant près d’un million de décès (source : OMS). Quelle est l’attention actuelle sur le paludisme dans les médias, même s’il éclipse la grippe porcine à tous points de vue ? Il est clair que les questions de perception et de réalité ne se rencontrent pas dans ce cas. C’est peut-être aussi chanceux que s’ils se rencontraient ; La plupart des gens auront trop peur de se rendre au travail en voiture.

Quel est alors le rapport avec le tourisme en Nouvelle-Zélande ? Nous avons déterminé que le risque est souhaitable et que la perception de ce risque est hautement subjective. Lors de la création d’un produit Adventure Tour, il est essentiel de tirer parti de la question de la perception. Il est possible de créer des activités qui ont un vrai profil de risque mais qui sont perçues comme plus risquées qu’elles ne le sont en réalité. Nous appelons cela un “risque psychologique”.

Une partie importante de ce processus consiste à gérer soigneusement ce risque, de sorte que la perception demeure mais que le réalisme soit réduit. En Nouvelle-Zélande, les réglementations en matière de santé et de sécurité ainsi que la participation active de nombreuses organisations de l’industrie aident les voyagistes à comprendre les risques et à travailler pour minimiser les facteurs de risque. Ainsi, l’industrie néo-zélandaise du tourisme est devenue très efficace en offrant un large éventail d’activités qui offrent un véritable sens de l’aventure tout en minimisant les facteurs de risque réels qui peuvent affecter l’aventure.

En bref, le tourisme d’aventure en Nouvelle-Zélande ne peut pas et ne doit pas éviter tous les risques, mais grâce à une gestion prudente des principaux facteurs de risque, les risques pour les clients d’une activité de tourisme d’aventure bien gérée peuvent être réduits au point où ils sont acceptables, bien que la conscience de ce risque peut être beaucoup plus élevée.

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